POÉSIE D’AHCÈNE MARICHE Une référence internationale, en attendant la reconnaissance nationale

POÉSIE D’AHCÈNE MARICHE
Une référence internationale, en attendant la reconnaissance nationale

Invité lors de la 7e édition du Salon du livre et du multimédia amazighs, organisée par la Direction de la culture de Bouira, ce troubadour des temps modernes s’est illustré tant par son talent que par sa sympathie et son grand sens de la répartie.
Ahcène Mariche, professeur de physique et d’informatique dans un CEM de Tizi-Ouzou, n’a d’yeux que pour l’écriture en vers. Son penchant pour la poésie s’est très vite fait sentir pour ne plus le lâcher, et c’est tout naturellement que sa langue maternelle, le kabyle, s’est imposée. Aussi, et vu la grande richesse de cette langue restée pendant longtemps de tradition orale, cet artiste a décidé de transcrire ses rimes, mieux encore, les traduire au maximum pour qu’enfin ce patrimoine qui lui est si cher s’ouvre sur le monde. Et pour ce faire, il s’est entouré des meilleurs, tels Mlle Dalila Aït Salem, traductrice de talent, ou encore le professeur Nabil Boudraâ, enseignant dans une université aux Etats-Unis. Ce novateur lyrique aux mille cordes à son arc a eu l’ingénieuse idée regrouper certaines de ses œuvres en CD et K7 pour faire parvenir sa poésie au plus grand nombre possible et cela en raison du manque de lecteurs en langue amazighe. La bibliographie d’Ahcène Mariche est aussi riche en textes qu’en thèmes, car dans ses huit recueils de poésie, on trouve de tout : du poème d’amour passionnel qu’est «Jalousie» «Tismin » à l’hymne écolo «L’environnement » utilisé comme préface dans certains sites d’écologie étrangers, en passant par «Sidi Valentin» (Saint Valentin), son premier poème qui lui a donné l’envie d’aller de l’avant et qui a été traduit en 13 langues en raison du succès rencontré. Concernant son statut de poète, cet auteur hors du commun, bien qu’il ait inspiré d’autres artistes tels Saliha Khlifi ou Nourreddine Zekara qui ont adopté quelques-uns de ses poèmes pour peindre leurs toiles, ou encore la poète canadienne Arlette Philbois qui a écrit un acrostiche en son nom, reste peu connu de ses concitoyens et ignoré par les autorités algériennes.
Katya Kaci

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